IFLA – notes en vrac (3)

Peut-être des idées à prendre dans « Unbundling the big deal with patron driven acquisition of e-Journals », notamment le test fait avec le désabonnement d’un package pour ensuite acheter des crédits pour proposer des articles en Pay-Per-View. A suivre (ici ou ailleurs).

Ensuite, « Success or failure of digital library services », par Jens Thorhauge (Danish agency for libraries and media).
Parmi les 7 facteurs clé qui garantiraient le succès de nos services, la connaissance de nos usagers et de leurs pratiques ; être créatif et professionnel ; travailler en partenariat et adopter une démarche « marketing ».
Exemple de la nouvelle version du site pallesgavebod.dk (dont l’ancienne version avait été conçue par la « vieille génération »), lancée après des tests auprès des usagers visés (les 8-12 ans), fait et maintenu par des professionnels, après une campagne promotionnelle.

Petit tour enfin du côté de « Roving reference with iPads » (façon de parler c’était dans la même salle), présentation de collègue des Rutherford Libraries, de l’Université de l’Alberta. Assez intéressante dans ses objectifs (questions sur les interactions bibliothécaire/usagers lors de renseignements mobiles, avec l’iPad), ses résultats me semblent quand même peu révélateurs, puisque basés sur seulement 35 formulaires remplis (sur 62 usagers aidés par ce biais, par 9 bibliothécaires volontaires).

J’ai noté que :
ce type de renseignement convient aux usagers, de par sa proximité (ie c’est le bibliothécaire qui se déplace, qui est « là »), qui apprécient également le fait de voir et partager l’écran du bibliothécaire)
Les bibliothécaires apprécient d’avoir un outil léger et intuitif; en revanche, fort besoin de découverte et de formation des bibliothécaires sur ce type d’outil.
Non négligeable, les usagers voient les bibliothécaires renseigner, venir vers eux, et ne plus simplement attendre derrière un écran /Livres Hebdo / des lunettes (plusieurs choix possibles).

La question du coût des iPad a été évoquée comme frein possible à la mise en place d’un tel service. Bon c’est sûr qu’entre un iPad à +/- 500€ et un PC de bureau à quoi ? 1000€, il est encore prudent de se poser la question…

Pour terminer, vu sur le poster d’une collègue, ce détail, qui résume assez bien nos bibliothèques…

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IFLA – notes en vrac (2)

J’ai assisté à la session « Rethinking the role of public libraries »

Pour Claudia Lux, les quatre éléments de l’identité de la ZLB sont le « Network » (elle en fait l’élément principal), le « Staff », l’ « User », et la « Collection ». La ZLB profite d’une restructuration de ses bâtiments pour repenser son rôle et devenir un guide pour les bibliothèques de Berlin, ainsi qu’un laboratoire et une référence en terme d’innovation, puisque la ZLB a l’expertise.
La ZLB considère ses usagers comme ses amis (et l’inverse ?)
Un article de Rue89 sur Humbolt Box, qui va abriter la ZLB (merci @PhColomb) et un autre, plus « neutre » 😉

Ensuite c’était «  It takes courage to make mistakes – how to get the staff involved in making the future libraries  », par Jaana Tyrni, directrice des bibliothèques d’Espoo, Finlande.
Espoo est la seconde bibliothèque publique de Finlande, elle constitue avec trois autres le réseau HelMet.
Pour Jaana Tyrni, les étapes vers l’objectif doivent être pensées avec les équipes des bibliothèques et leurs usagers, en revanche, c’est au « management » de décider du but à atteindre.
Les directeurs ne doivent pas forcément avoir toutes les idées, mais savoir écouter et encourager celles de leurs équipes (ça semble évident hein ? ben en fait non). C’est un métier où l’on pense au futur, pas au présent.
Les équipes des bibliothèques d’Espoo ont a leur disposition un forum pour échanger leurs idées, elles utilisent beaucoup les réseaux sociaux, et peuvent, deux fois par jour, exposer leurs idées à leurs collègues.
Jaana Tyrni pense qu’il est préférable d’ encourager les équipes à partager leurs idées, leurs envies, plutôt que de ne pas y prêter attention. Pour elle le courage (dans son rôle de directrice) c’est de faire ce que vous avez besoin de faire (pour vos usagers, pour vos équipes), plutôt que de faire ce qu’on (votre administration) attend de vous. Un directeur doit faire des erreurs, et en parler. Le courage c’est d’encourager les gens à se « tromper ». Si j’avais su, je l’aurais invitée au FailCamp ;P

Dernière chose, à la bibliothèque Sello les bibliothécaires font leurs tâches internes (une partie au moins) au milieu du public de la bibliothèque : ça permet de montrer que « oui on bosse en bibliothèque » et aussi d’être très disponible pour le public.

IFLA – notes en vrac

Quelques éléments notés au cours des sessions auxquelles j’ai assisté. La richesse de la programmation fait que je passe pas mal de temps à naviguer d’une salle à l’autre, il semble que ce soit le prix à payer…

Session « Data collection in the service of libraries – Library Theory and research section with statistics and evaluation »essentiellement pour la présentation « Is mobile really necessary? The usability of mobile databases. », donnée par Tiffini A. Travis (California State University Libraries), Aaron Tay (National University of Singapore Libraries) n’ayant pas pu venir.

Quelques chiffres pour appuyer son discours:
il est prévu 1 milliard d’usagers de smartphones en 2013, 65% des ados accèdent à Internet via un smartphone, 87% des « Blacks and hispanics » en ont un. Le mobile est souvent leur seul point d’accès à Internet à domicile. Ce sont souvent des populations « défavorisées », pour lesquelles les bibliothèques représentent souvent le seul point d’accès à la lecture/culture. Et donc, il serait bien que les bibliothèques ne perdent pas ces lecteurs par des l’absence, ou la mauvaise qualité, de leur site pour « mobiles ».

Parmi les points relevés dans l’étude, le fait que ces outils soient « jargon free », histoire d’une part, d’être intelligibles par tout le monde, ensuite, pour ne pas encombrer inutilement l’interface avec un nom de module de recherche long comme un jour sans Web (valable aussi pour nos fournisseurs et leurs logos qui envahissent l’écran).
Elle revient ensuite sur quelques idées reçues : l’usage du mobile serait « secondaire », il ne se ferait que pour de la consultation rapide d’informations « rapides », les outils seraient difficiles à manipuler.
Que veulent/font les usagers « mobiles » des sites de bibliothèques ? n°1 : consultation des horaires d’ouverture, en n°2 : chercher dans le catalogue de la bibliothèque.

Puis j’ai assisté à la table-ronde « Current issues of measuring electronic library services – E-Metrics Specials Interest Group ».

Il s’agissait d’une table ronde, au propre et au figuré. La discussion était libre, chacun pouvait prendre la parole. Beaucoup d’interrogations sur les indicateurs à considérer pour mesurer les usages.
Toujours la comparaison avec les usages du papier, est-ce utile ? Est-ce signifiant ? (je ne le pense pas).
Un participant a soulevé un problème potentiel avec Shibboleth et la vie privée, mais peut-être ai-je mal traduit.
Les bibliothécaires réclament des statistiques plus homogènes et plus complètes de la part des éditeurs, ce à quoi les éditeurs répondent qu’il serait temps que les bibliothécaires sachent ce qu’ils veulent, et se mettent d’accord ensuite… Des choses à imposer lors des négociations…
Apparemment il n’y a pas qu’en France que certains éditeurs se font tirer l’oreille pour fournir des statistiques. Ils ne peuvent plus se cacher derrière l’argument du coût de l’élaboration d’un module statistiques (solutions libres existent, des fournisseurs « OA » en fournissent sans avoir les mêmes ressources financières que les « gros »).


IFLA4Newbies

Il faut bien commencer par quelque chose.
Une conférence juste pour nous les nouveaux, où on va tout nous dire sur l’IFLA, qui, comment, pourquoi etc…

« Newcomers session » que ça s’appelait. « Is it your FIRST IFLA Congress ? This session offers a brief and informal introduction to various aspects of the congress and to IFLA ».
Donc comme oui c’est mon premier congrès IFLA, et que comme les collègues rencontrés la veille lors de la réunion des boursiers du CFIBD (oui je suis là grâce à une bourse) m’en avaient dit le plus grand bien, j’y suis allé. Alors certes je sais maintenant ce que les interprètes attendent de moi lors de mes futures présentations (ne pas lire mon PPT en gros), et qu’il y a une section destinée aux « nouveaux professionnels » qui va s’occuper d’eux. Mais rien pour les « pas trop nouveaux professionnels qui débarquent à l’IFLA ». Je voulais plutôt qu’on m’explique ce qu’est l’IFLA, comment fonctionne cette grosse machine, le rôle de son Governing Board, ce qu’est un Standing Committee, et qu’on me parle un peu de toutes ses composantes, pour que peut-être je m’y trouve une place.
Et rien de tout ça. Mais, comme c’est quand même très bien organisé, je me balade avec mon badge « First Timer » et tout le monde est gentil tout plein avec moi (de manière plus générale tous les gens que j’ai rencontrés à San Juan depuis mon arrivée ont été adorables, vraiment), et je commence à m’y retrouver dans ce dédale de salles et dans ce programme riche.

A suivre, 2-3 choses vues et entendues.