Of horses and librarians

Je suis allé mardi soir aux Nuits de Fourvière, assister à la représentation du spectacle We Were Horses, création de Carolyn Carlson et Bartabas, sur une musique de Philippe Glass.

Avec le petit-coussin-qui-va-bien, on nous a distribué à l’entrée une petite brochure présentant le spectacle et ses auteurs (photos, interviews, parcours respectifs). Et au milieu de cette brochure était glissé un flyer émanant de… la BM de Lyon.

Intitulé « Pour aller plus loin avec la bibliothèque municipale de Lyon… les bibliothécaires vous proposent une sélection de documents », ce flyer présente une sélection de documents issus des fonds des BM de Lyon en rapport avec le spectacle (en l’occurrence 2 DVD et 2 livres sur Carolyn Carlson, le CD de Music in Twelve Parts de Philippe Glass, les DVD des spectacles de Bartabas, et des livres sur lui ou de lui).
Je trouve l’idée intéressante. Certes tout le monde n’était pas lyonnais et encore moins bibliothécaire (nul n’est parfait) parmi les 2800 spectateurs hier soir, mais ça a peut-être rappelé à certains que la Part-Dieu abrite aussi une bibliothèque…

D’après les renseignements pris aujourd’hui par téléphone auprès de l’organisation (dont je salue la disponibilité et la gentillesse ici, merci), cette expérience, à l’initiative des Nuits de Fourvière, sera renouvelée avec les spectacles de danse, opéra et théâtre proposés cette année (en fait les spectacles qui donnent lieu à l’édition d’un programme dans lequel glisser le dit flyer).
Les bibliothèques de la Part-Dieu, du Bachut, du Point du Jour et de Vaise proposent chacune une sélection de documents sur des étagères aux couleurs des Nuits de Fourvière (fournies par les Nuits), permettant ainsi à leurs usagers de préparer et/ou prolonger ces Nuits de Fourvière. En revanche, je n’ai rien trouvé à ce propos sur leur site Web.

Vous aviez déjà vu/fait ça ?

Sinon très chouette spectacle, beaux canassons, et merci à la pluie d’avoir attendu la fin de la représentation pour se manifester.

Prochainement je ferai preuve d’abnégation et irai vérifier si la Bibliothèque de Montreux (CH) fait la même chose pendant le festival de Jazz, mais c’est bien parce que c’est vous 😉

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Empruntez Gaël, un an après

Le temps d’enlever les toiles d’araignées qui commençaient à recouvrir ce modeste blog, et voici venu le temps des rires et des chants pour moi de vous faire un rapide compte-rendu des retours obtenus suite à la diffusion de mon flyer. Avec un an de recul maintenant, qu’est-ce que ça a donné?

Du côté des pros

Pas tous hein, juste ceux avec qui je chatte/papote/tweete/wave : retours positifs et même enthousiastes (ou en tous cas pris comme tels) :
On l’a qualifié de « collector » et même  de « document historico-bibliothéconomique » (et après on s’étonne que j’aie un ego sur-dimensionné…). Beaucoup de tweets également sur le « comment » de la chose. Je vous passe les commentaires désobligeants de ceux qui savaient dans quelles conditions la photo a été réalisée,  ou qui se demandaient où était passé mon bonnet, mais il faut croire que le photographe a fait du bon boulot, puisqu’on m’a demandé des exemplaires dédicacés (format poster…), mais je ne préciserai pas pour qui…
Des bons retours donc, au point qu’on parlait de moi pour être sur la liste des 23 une « star twittesque » (si si je vous jure, je peux prouver tout ça, j’ai tout gardé, j’ai les noms!)

Mais le public visé il en a pensé quoi lui?

Pour faire vite, du bien.
En vrac, j’ai été contacté pour réfléchir à la version numérique d’un dictionnaire de physique (work in progress avec l’auteur et l’éditeur, rendez-vous à Paris en juin, plus de détails ici si je peux diffuser tout ça, mais ça a l’air prometteur) et pour donner mon avis sur le meilleur moyen de promouvoir les publications d’un labo (là ça n’a rien donné pour l’instant).
J’ai également reçu des demandes de formations à la docélec pour plusieurs groupes d’étudiants, et des enseignants-chercheurs m’ont emprunté pour une formation en groupe aux flux RSS, qui s’est prolongée par des rencontres individuelles pour préciser tel ou tel point (oui, un SAV en somme).  Je constate aussi des réponses plus fréquentes aux mails d’information que j’envoie régulièrement.

Ces exemples peuvent sembler anecdotiques, mais pour moi le résultat recherché est là (même si je ne croule pas sous les demandes) : la prise de contact est facilitée, parce que j’ai dit que j’étais disponible, et que j’essaie de l’être. On est tous surchargés de boulot, mais pas au point de refuser une demande émanant de quelqu’un qui dit avoir besoin de nous, non? Abandonner Twitter et Facebook une demi-heure pour aller dépanner une prof en délicatesse avec son agrégateur (non, pas celle qui m’a demandé si c’était moi sur la photo…), ou caler une présentation/formation d’une heure ou deux, (presque) au pied levé, ça me semble jouable. Et quand ça ne l’est pas, on ne relâche pas le poisson ferré…

On montre sa trogne, on dit qu’on est dispo, et petit à petit ça se met en place…

Même s’il y a des « râtés » : le fait de s’exposer (toutes proportions gardées) fait qu’on apparait comme un recours possible à ceux qui ne savent pas à qui adresser leur demande de PEB, leur suggestion d’achat, remplir leur demande de co-financement avec l’Ambassade de tel pays, etc, etc. Mais ça a le mérite de faire réfléchir sur « comment on nous voit de l’extérieur » (enfin, comment on ne nous voit pas surtout…)

Ah, dernière chose. Parmi les dommages collatéraux de ce petit flyer, je me suis retrouvé à donner des cours à des L1 Info-Com. Je ferai un petit billet sur cette expérience.

Suite au prochain épisode.

photo : Debriefing Speed Dating/Geeking Process | Choconancy1

Debriefing Speed Dating/Geeking Process

Empruntez Gaël s02, prequel

Avant de vous raconter la saison 2 de « Empruntez Gaël », rapide retour sur la saison 1, que vous avez peut-être loupée. Ce billet peut aussi être vu comme un commentaire à celui posté chez Lully par Stéphanie.

Comme souvent, c’est un post de Marlène qui m’a mis la puce à l’oreille. Elle revenait sur le nouveau service mis en place à la San Francisco Public Library, qui permettait aux usagers d’emprunter un bibliothécaire, pour un service personnalisé.

J’y ai vu là l’occasion de promouvoir d’une part mon service (la docélec) et d’autre part d’indiquer au public visé (les enseignants-chercheurs et les doctorants) que j’étais à leur disposition pour une formation, une présentation, un café (l’un n’étant pas exclusif de l’autre).

Mes visites dans les labos et les discussions que j’ai pu avoir avec certains d’entre eux (on ne se rend pas compte de la dimension stratégique du R.U. ou des pauses « cigarette »…) me confirmaient que l’information par mail était au mieux parcourue, au pire ignorée, et, bien que j’aie un bâton de pèlerin, je ne me voyais pas le prendre pour arpenter tous les labos tel un camelot. La solution du flyer, adressé à chacun, fût donc choisie.

Le flyer, donc.

Entièrement « home-made », réalisé avec Scribus et Wordle. Photo faite par un ami (licence « BeerWare« ). Impression et massicotage des 1 000 exemplaires réalisés par l’atelier de repro de l’université, pour un coût (200€) qui peut paraitre dérisoire, mais qui, si on le ramène à la qualité du papier, de l’impression et des finitions ne l’est pas. Mise sous enveloppe des 664 flyers et collage des 664 étiquettes assurés par mes soins. Tout ça délivré via le courrier interne. Les quelques affiches réalisées à la demande l’ont été de manière toute aussi artisanale.

Au final ça donne ça, un bel exemple de bricolage « maison ». La prochaine fois nous verrons les retombées de cette campagne de com’ (si, si, il y en a eu, des positives même), et les préparatifs de la suivante.

Ou « faites appel à des pros, ça vous coûtera à peine plus cher, vous y passerez moins de temps, et le résultat n’en sera que meilleur. »