IFLA4Newbies

Il faut bien commencer par quelque chose.
Une conférence juste pour nous les nouveaux, où on va tout nous dire sur l’IFLA, qui, comment, pourquoi etc…

« Newcomers session » que ça s’appelait. « Is it your FIRST IFLA Congress ? This session offers a brief and informal introduction to various aspects of the congress and to IFLA ».
Donc comme oui c’est mon premier congrès IFLA, et que comme les collègues rencontrés la veille lors de la réunion des boursiers du CFIBD (oui je suis là grâce à une bourse) m’en avaient dit le plus grand bien, j’y suis allé. Alors certes je sais maintenant ce que les interprètes attendent de moi lors de mes futures présentations (ne pas lire mon PPT en gros), et qu’il y a une section destinée aux « nouveaux professionnels » qui va s’occuper d’eux. Mais rien pour les « pas trop nouveaux professionnels qui débarquent à l’IFLA ». Je voulais plutôt qu’on m’explique ce qu’est l’IFLA, comment fonctionne cette grosse machine, le rôle de son Governing Board, ce qu’est un Standing Committee, et qu’on me parle un peu de toutes ses composantes, pour que peut-être je m’y trouve une place.
Et rien de tout ça. Mais, comme c’est quand même très bien organisé, je me balade avec mon badge « First Timer » et tout le monde est gentil tout plein avec moi (de manière plus générale tous les gens que j’ai rencontrés à San Juan depuis mon arrivée ont été adorables, vraiment), et je commence à m’y retrouver dans ce dédale de salles et dans ce programme riche.

A suivre, 2-3 choses vues et entendues.

Book of the month

Conseil du jour de Tonton Gaël, spécial fête de la musique :

Pour la promotion de vos fonds, plutôt que de faire de jolies tables-de-nouveautés-de-sélection-de-la-semaine-de-livres-qui-vont-bien, avec la plupart du temps, un texte en Comic Sans MS et une illustration tirée de WordArt, quand ce n’est pas une libellule en papier crépon, je vous propose, si vous voulez que vos lecteurs y jettent un œil, la solution Mike Patton.

Mike Patton, ou la meilleure promo qui soit du « Book of the month ». Jamais ces mots n’auront été prononcés de cette façon. Bon, je vous l’accorde, le propos de la chanson n’est pas très bibliothéconomique, mais ça devrait faire du bien à quelques chignons.

Enjoy.

« Book of the month » est tirée de l’indispensable album « Music to make love to your old lady by« , par Lovage.

Of horses and librarians

Je suis allé mardi soir aux Nuits de Fourvière, assister à la représentation du spectacle We Were Horses, création de Carolyn Carlson et Bartabas, sur une musique de Philippe Glass.

Avec le petit-coussin-qui-va-bien, on nous a distribué à l’entrée une petite brochure présentant le spectacle et ses auteurs (photos, interviews, parcours respectifs). Et au milieu de cette brochure était glissé un flyer émanant de… la BM de Lyon.

Intitulé « Pour aller plus loin avec la bibliothèque municipale de Lyon… les bibliothécaires vous proposent une sélection de documents », ce flyer présente une sélection de documents issus des fonds des BM de Lyon en rapport avec le spectacle (en l’occurrence 2 DVD et 2 livres sur Carolyn Carlson, le CD de Music in Twelve Parts de Philippe Glass, les DVD des spectacles de Bartabas, et des livres sur lui ou de lui).
Je trouve l’idée intéressante. Certes tout le monde n’était pas lyonnais et encore moins bibliothécaire (nul n’est parfait) parmi les 2800 spectateurs hier soir, mais ça a peut-être rappelé à certains que la Part-Dieu abrite aussi une bibliothèque…

D’après les renseignements pris aujourd’hui par téléphone auprès de l’organisation (dont je salue la disponibilité et la gentillesse ici, merci), cette expérience, à l’initiative des Nuits de Fourvière, sera renouvelée avec les spectacles de danse, opéra et théâtre proposés cette année (en fait les spectacles qui donnent lieu à l’édition d’un programme dans lequel glisser le dit flyer).
Les bibliothèques de la Part-Dieu, du Bachut, du Point du Jour et de Vaise proposent chacune une sélection de documents sur des étagères aux couleurs des Nuits de Fourvière (fournies par les Nuits), permettant ainsi à leurs usagers de préparer et/ou prolonger ces Nuits de Fourvière. En revanche, je n’ai rien trouvé à ce propos sur leur site Web.

Vous aviez déjà vu/fait ça ?

Sinon très chouette spectacle, beaux canassons, et merci à la pluie d’avoir attendu la fin de la représentation pour se manifester.

Prochainement je ferai preuve d’abnégation et irai vérifier si la Bibliothèque de Montreux (CH) fait la même chose pendant le festival de Jazz, mais c’est bien parce que c’est vous 😉

Persée, le point de vue de Lyon 2

(Màj 10/03, 18h17) : Les personnels de Persée répondent à cette mise au point sur leur page Facebook.

Je reproduis ci-après la mise au point de l’université Lyon 2 suite à la pétition lancée pour « sauver Persée »:
Mise au point concernant la situation du Programme PERSEE
Une pétition relative au programme national de numérisation PERSEE vient d’être mise en ligne. Cette pétition relate une certain nombre d’inquiétudes relatives au devenir du Programme PERSEE et fait à la présidence de notre une université un certain nombre de griefs et rapporte un certain nombre de faits totalement inexacts.
En tout état de cause, contrairement à ce qui est indiqué dans la pétition, le programme PERSEE n’est absolument pas en danger.

C’est précisément pour pérenniser cette structure de grande qualité et lui permettre de disposer des moyens nécessaires à son développement que l’Université Lumière Lyon 2 a décidé de faire droit sans délai aux demandes répétées du directeur du Programme PERSEE de créer une unité mixte de services CNRS, rattachée au PRES-Université de Lyon, suivant ainsi les recommandations de l’AERES.

Le programme PERSEE va donc simplement changer de porteur et EN AUCUN CAS SA DISPARITION, ANNONCEE PAR LA PETITION, N’A ETE ENVISAGEE.

Le bureau du PRES-Université de Lyon 2 a voté le 1er mars dernier le principe d’un rattachement de PERSEE au PRES-Université de Lyon.

Le Ministère et le CNRS ont rappelé à plusieurs reprises leur soutien à ce programme. Lors d’une rencontre avec la direction du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche le 3 mars 2011, l’Université Lyon 2 a garanti que cette réorganisation se ferait dans les meilleures conditions pour les personnels. Tous les contrats des personnels sont évidemment garantis. Le Ministère a quant à lui réaffirmé sa volonté de soutenir PERSEE, tout comme le CNRS.
La présidence souhaite apporter à la communauté universitaire tous les éléments utiles à la compréhension de ce dossier.
Rappel des faits
Notre université a signé le 15 octobre 2003 puis le 2 mai 2007 deux conventions relatives à la mise en oeuvre d’un programme national, de la responsabilité du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, de numérisation, de traitement documentaire, de diffusion, et de la valorisation scientifique portant l’acronyme de PERSEE.
Ces conventions, tripartites (Lyon 2, Centre Informatique nationale de l’Enseignement Supérieur, Ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche), qui engagent financièrement notre université, n’ont à l’époque fait l’objet d’aucune présentation, d’aucun débat et d’aucun vote devant les instances représentatives de l’Université (le conseil scientifique et le conseil d’administration). Cette situation institutionnelle explique d’ailleurs que l’équipe présidentielle n’a pas fait figurer PERSEE dans le bilan du quadriennal 2007-2010.
A travers la convention de 2007, l’Université s’engage à mettre à disposition, sur ses propres ressources en personnels, une équipe de 4 fonctionnaires titulaires de catégorie A : deux ingénieurs de recherche, un ingénieur d’études, 1 conservateur des bibliothèques (article 3 de la convention). Au titre de l’année 2010, la prise en charge de ces postes représente une masse salariale de 231 000 euros. Par ailleurs, le programme PERSEE occupe de fait près de 300 m2 de locaux de Lyon 2 dans le dôme de l’Université, situés 18 quai Claude Bernard et bénéficie de tous les services offerts par l’Université Lyon 2.
Par ailleurs, l’équivalent de 12 personnels à temps plein (contractuels ou vacataires) est employé par l’Université Lumière Lyon 2 et rémunérés sur le budget PERSEE alloué par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, correspondant au total à une dotation annuelle de 500 000 euros par an.
Il faut noter enfin qu’en dépit des moyens considérables mis à disposition par l’Université Lumière Lyon 2, notre établissement ne dispose à travers cette convention d’aucun pouvoir décisionnel sur le programme, à telle enseigne que :
– notre établissement est totalement absent, par exemple, du processus de nomination du directeur du programme PERSEE.
– notre établissement est totalement absent du comité de pilotage de PERSEE
– le bilan annuel d’activité et le bilan général du programme PERSEE n’est pas transmis à l’Université
– le conseil d’administration de notre université ne se prononce pas sur le bilan du programme PERSEE et ses orientations.
Bilan de l’activité de PERSEE
Il ressort de l’analyse financière du programme PERSEE, rattaché sur le plan budgétaire à la direction de la Recherche que l’Université Lumière Lyon 2 a dû supporter sur ses ressources propres 3 années de déficits consécutifs à hauteur de 98 346 euros en 2007, 129 471 euros en 2008, 87 552 euros en 2009, soit un total déficitaire de 315 023 euros en trois ans. Le budget 2010 présente lui en excédent inhabituel de 98 594 euros qu’il faut davantage attribuer à l’arrêt précoce du paiement des factures du fait du passage à SIFAC qu’on a un inattendu souci des équilibres financiers. Plus les coûts récurrents.
Par ailleurs, il faut noter que le passage aux responsabilités et compétences élargies fera peser directement sur la dotation de notre établissement dans 9 mois les traitements des 4 fonctionnaires rémunérés sur le budget « Etat ».
Situation pour l’année 2011

La situation du programme PERSEE au sein de notre université soulève des interrogations qui ne mettent aucunement en doute la légitimité d’un tel programme, son intérêt pour les Sciences Humaines et Sociales. Il est en revanche tout aussi légitime de s’interroger sur l’opportunité pour notre établissement, par ailleurs notoirement sous doté en moyens, en personnels et en locaux disponibles, de supporter à lui seul les efforts financiers d’un programme national.
De plus, c’est le rapport de l’AERES, consultable à l’adresse suivante http://www.aeres-evaluation.fr/content/download/15391/252489/file/AERES-S1-Programme%20Pers%C3%A9e.pdf qui a proposé le rattachement de PERSEE au PRES-Université de Lyon dans le cadre du prochain contrat quinquennal :
« La création du PRES (…) est une opportunité pour PERSEE de s’inscrire dans le cadre des initiatives d’excellence (…) et de renforcer sa lisibilité et sa pérennité »
 » PERSEE doit s’affranchir d’un mode de fonctionnement répondant à un cahier des charges ministériel et faire valoir ses propres stratégies de développement »
La présidence a rencontré à plusieurs reprises depuis plus d’un an la direction de PERSEE sur la question du portage institutionnel du programme. Les responsables administratifs de PERSEE ont été régulièrement reçus par M. le directeur général des services.
C’est d’ailleurs la direction de PERSEE qui, en premier lieu, a fait connaître à la présidence sa volonté de voir PERSEE évoluer en dehors de notre établissement, sous la forme d’une unité mixte de service CNRS. L’Université Lyon 2 a  immédiatement soutenu cette demande auprès du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et du CNRS.
Conformément à cette orientation, la présidence de Lyon 2 a donc pris l’initiative d’informer les deux autres partenaires du Programme PERSEE de la dénonciation de la convention de 2007, afin d’ouvrir dans la période des trois mois qui viennent, une période de discussion et de négociation relative au transfert de cette activité vers une autre structure, en l’occurrence le PRES. Cette question devant être réglée avant la signature du prochain contrat quinquennal 2011-2015 qui interviendra fin mai-début juin. Il n’y a eu dans ce dossier aucune précipitation.
La présidence a demandé la semaine dernière à pouvoir rencontrer les personnels de Lyon 2 affectés au programme PERSEE afin de les informer de la nature de changements qui vont se produire. Cette demande de rencontre n’a pas pu être satisfaite en raison de la période de congés de certains personnels. Une rencontre a été programmée jeudi 17 mars 2011. Par ailleurs, un point d’information aura lieu lors du conseil d’administration du 18 mars.
La présidence de l’Université Lumière Lyon 2

Quote of the day

« If the online world is not for you, then neither may be a career in librarianship. »

Ce n’est pas moi qui le dit, mais Michael Stephens, dans cet article paru dans le Library Journal en octobre dernier (et que, à ma connaissance, personne n’avait signalé).

Morceaux choisis :

  • « The most prevalent LIS jobs in the next few years will probably be ones where you’re not tied to your desk and you communicate well beyond the physical walls of the building. »
  • « Librarians must find their niche as well. Five years ago the conversation went on in blogs. Now it flows vibrantly across media platforms, enabling a stronger connection with library users through marketing, outreach, and the human touch. »

Il y a aussi de jolis passages sur les modalités d’apprentissage en LIS. Un article qui reste encore et toujours d’actualité au moins de ce côté-ci de l’Atlantique, remember « Grand Corps Malade » de Daniel Bourrion…

IMG_0320.JPGphoto © 2009 Gill Wildman | more info (via: Wylio)

The most prevalent LIS jobs in the next few years will probably be ones where you’re not tied to your desk and you communicate well beyond the physical walls of the building.

SAV du Bibcamp

Rapide retour sur le bibcamp qui s’est tenu à la BU d’Angers le 15 janvier dernier.

Sur la forme:
De toutes les journées d’études/conférences/rencontres auxquelles j’ai pu assister, et de toutes celles que j’ai pu organiser (c’était un peu mon métier avant que je rejoigne le côté clair de la force), je crois que c’est une des plus abouties à laquelle il m’ait été donné de participer, avec une organisation carrée sans être rigide (j’ai même vu des organisateurs plaisanter) et un timing respecté. Et on se sentait un poil attendu aussi : signalisation aux abords de la BU, signalétique qui va bien dans la BU à destination des participants ET des étudiants, enveloppe avec tout ce dont on avait besoin pour la journée (dont les sacro-saints codes pour se connecter au réseau Wi-Fi).

Sur le fond:
Les participants étaient prévenus, s’ils venaient là, c’était pour bosser. En même temps, vous me direz que celui qui va jusqu’à Angers un samedi de janvier (et qui se prive par conséquent d’au moins une sortie ski) sans participer… Et on a bien bossé je trouve, beaucoup d’échanges dans les ateliers, et entre, puisque un temps conséquent était prévu pour ça.

J’ai participé à 2 ateliers:

« La conquête des réseaux sociaux » me laisse à penser, à froid, qu’il faut d’abord conquérir les collègues… Beaucoup de questions révèlent une méconnaissance de ces réseaux sociaux, et une appréhension relative à leur éventuelle utilisation en bibliothèque. Également beaucoup de questions pratiques adressées à Daniel Bourrion, l’animateur de l’atelier, sur les pages Facebook des BU d’Angers (Qui administre? Qui rédige les posts? Comment on met les billets d’un blog sur Facebook?)
Et puis des questions que l’on (se) pose quand ça concerne les réseaux sociaux, pour titiller leur utilité/légitimité, ou peut-être pour se rassurer, en se disant qu’on ne peut pas mettre en place un outil qui ne soit pas parfaitement abouti : « Ah mais vous n’avez QUE 1200 fans sur 17000 étudiants? » Alors qu’on devrait se dire qu’il y a 1200 étudiants qui ont choisi de recevoir les infos de la BU via Facebook non?… ; « Vous avez des stats? -Sur quoi? -Bah des stats ». Et des stats sur le pauvre cahier de liaison « BU/usagers » qui trône sur/derrière chaque banque de prêt/accueil de chaque bibliothèque, on en fait? Dans ma BU, la dernière remarque faite sur le cahier de liaison date de… janvier 2010 (bon, on peut aussi partir du principe que tout roule à la BU hein).

Celui sur les «nouveaux espaces» a été rondement mené et animé par Nathalie Clot, impossible de se défiler sous peine de rappel à l’ordre (pardon m’dame, je le referai plus).

Compte-rendu très complet par Fabrizio Tinti, sur le blog du Bibcamp.

J’ai enfin animé l’atelier « Innover et réussir par l’échec » (aka « failcamp »).

J’ai trouvé très peu de littérature sur le sujet (consacrée aux bibliothèques), et peu de témoignages disponibles en préparant l’atelier. Pourtant, à en juger par les échanges entre participants, il y a un réel besoin de pouvoir parler de l’échec, pour dire qu’on s’est planté, et ensuite en tirer parti.

Rien dans le BBF, rien en ligne, ou très peu. C’est Nicolas Morin, dans BiblioAcid qui appelait de ses vœux le partage d’expériences ratées. C’était en juin 2004, et rien de chez rien depuis, à l’exception de la série « La loose » entamée chez Daniel Bourrion fin 2010. Nos collègues américains sont à peine plus avancés que nous. Quelques exemples d’échecs ont été relatés lors du Failcamp qui s’est déroulé pendant la conférence Internet Librarian 2010. Quant aux tentatives de mutualisation d’expériences malheureuses, elles se sont soldées par… un échec! Le wiki Libsuccess.org (sur le partage d’expériences) a une page « Learning from failure » désespérément vide, au grand dam de Walt Crawford « And, in a mere three months with publicity elsewhere, we’ve seen the number of shared failures I was more-or-less expecting here: Zero. Why am I not surprised? » De même, la tentative de connexion sur la page « Learning from failure » du Library Leadership Network se solde par un échec. Quand ça veut pas, ça veut pas…

Compte-rendu beaucoup plus complet par Yann Marchand sur le blog du Bibcamp, que je remercie pour la prise de notes.