Tout Le Monde à la même enseigne ?

Eh bien il semble que non…

En scrutateurs avisés que vous êtes de la vie des bibliothèques et de leurs fournisseurs, il ne vous aura pas échappé que depuis janvier 2011 le journal Le Monde, titre de référence de la presse française, est distribué exclusivement au monde académique et aux bibliothèques de lecture publique par CEDROM-SNI, via Europresse. Avant, vous pouviez y avoir accès sur Factiva (qui, au passage, le mentionne toujours comme une source « active »).

Il vous faut donc, si comme moi vous êtes responsable de docélec dans votre bibliothèque, souscrire à Europresse pour offrir un accès en ligne au Monde à vos usagers.

Seulement voilà, depuis le début de l’année 2012 (en fait les accès étaient ouverts fin 2011), Le Monde est proposé à tous les usagers de l’Université Numérique Paris Île-de-France (25 établissements, 500 000 étudiants, 50 000 personnels), non pas sur Europresse, mais directement sur le site Web du Monde, avec une page dédiée: http://www.lemonde.fr/portail-des-universites/ .

Ah oué ? Oué.

On trouve sur le site de la Bibliothèque Sainte-Barbe l’annonce suivante, qui détaille le contenu de l’offre :
« Accédez à l’édition abonnés du Monde à la bibliothèque.
La Ville de Paris et l’UNR d’Ile-de-France offrent la possibilité à tous les étudiants de Paris et d’Ile-de-France de consulter l’édition numérique du Monde ainsi que ses archives depuis 1987.
Sur l’Espace Éducation du Monde.fr, vous pouvez rechercher dans les archives du Monde, du Monde de l’Éducation et sur les dossiers d’actualité du mensuel Dossiers et Documents.
Par cet abonnement, vous pourrez aussi consulter les archives du Monde diplomatique depuis 1954 (hormis les 6 derniers mois). »

Intéressé, parce que je mets aussi le nez dans l’UNR Rhône-Alpes, je suis allé à la chasse aux informations (combien ça coûte, quid des modes d’accès sur place et à distance, etc.)

Peu d’éléments significatifs du côté des collègues contactés-hormis la durée du contrat, 3 ans-, mais je tombais mal, en plein préparatifs des festivités pour célébrer la chose, lancée officiellement le 14 mars 2012.
Réponse embarrassée du côté du Monde, et pour cause, la diffusion est une exclusivité CEDROM-SNI…
Seuls éléments notables,  l’authentification via Shibboleth a été faite par Le Monde, et l’exclusivité de diffusion du Monde par CEDROM-SNI prendra fin en 2013 (donc c’est bon pour 2014 ?)
Et pas beaucoup d’éléments intéressants depuis.

Donc si quelqu’un pouvait m’expliquer pourquoi eux et pas nous, pourquoi pas de négociation nationale, je suis preneur, les commentaires sont ouverts, les acteurs du programme sont les bienvenus.

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Quote of the day

« If the online world is not for you, then neither may be a career in librarianship. »

Ce n’est pas moi qui le dit, mais Michael Stephens, dans cet article paru dans le Library Journal en octobre dernier (et que, à ma connaissance, personne n’avait signalé).

Morceaux choisis :

  • « The most prevalent LIS jobs in the next few years will probably be ones where you’re not tied to your desk and you communicate well beyond the physical walls of the building. »
  • « Librarians must find their niche as well. Five years ago the conversation went on in blogs. Now it flows vibrantly across media platforms, enabling a stronger connection with library users through marketing, outreach, and the human touch. »

Il y a aussi de jolis passages sur les modalités d’apprentissage en LIS. Un article qui reste encore et toujours d’actualité au moins de ce côté-ci de l’Atlantique, remember « Grand Corps Malade » de Daniel Bourrion…

IMG_0320.JPGphoto © 2009 Gill Wildman | more info (via: Wylio)

The most prevalent LIS jobs in the next few years will probably be ones where you’re not tied to your desk and you communicate well beyond the physical walls of the building.

Twitter Power

Ce matin, par ces quelques mots « c’est moi ou Cairn est couché ? » @dbourrion alertait la twittosphère sur le fait que CAIRN était inaccessible. En quelques minutes, des vérifications furent faites à Limoges, Rennes, Paris, Aix-en-Provence, Chambéry et Nice pour confirmer le diagnostic angevin, et indiquer au technicien de CAIRN, que si si, sa plateforme était bien en rade. Il a alors eu ces mots, « mais vous avez un réseau ou quoi?« , qui traduisent bien la « puissance » de Twitter, ce qui en fait un vrai outil professionnel à mon avis (on a déjà vu qu’on pouvait tweeter une conférence, mais si souvenez-vous).

Et ce dont il faudrait que les fournisseurs de docélec se rendent compte, c’est que nous travaillons (entre autres) avec Twitter, qui permet ce genre d’interactions rapides et efficaces.

Alors le prochain qui me transmet un devis « suspect » ne viendra pas se plaindre quand je lui démontrerai par A+B qu’il me prend pour une buse en me soumettant un devis trois fois plus élevé que celui de mes p’tits copains…

Mes excuses aux buses.

[photo : Last Thoughts /jurvetson]