Twitter Power

Ce matin, par ces quelques mots « c’est moi ou Cairn est couché ? » @dbourrion alertait la twittosphère sur le fait que CAIRN était inaccessible. En quelques minutes, des vérifications furent faites à Limoges, Rennes, Paris, Aix-en-Provence, Chambéry et Nice pour confirmer le diagnostic angevin, et indiquer au technicien de CAIRN, que si si, sa plateforme était bien en rade. Il a alors eu ces mots, « mais vous avez un réseau ou quoi?« , qui traduisent bien la « puissance » de Twitter, ce qui en fait un vrai outil professionnel à mon avis (on a déjà vu qu’on pouvait tweeter une conférence, mais si souvenez-vous).

Et ce dont il faudrait que les fournisseurs de docélec se rendent compte, c’est que nous travaillons (entre autres) avec Twitter, qui permet ce genre d’interactions rapides et efficaces.

Alors le prochain qui me transmet un devis « suspect » ne viendra pas se plaindre quand je lui démontrerai par A+B qu’il me prend pour une buse en me soumettant un devis trois fois plus élevé que celui de mes p’tits copains…

Mes excuses aux buses.

[photo : Last Thoughts /jurvetson]
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Dans la série « J’ai testé pour vous » : Cover It Live

Suite à un échange de tweets avec Marlène et à l’occasion du Colloque international « ressources électroniques : mesures et usages » organisé à Lille les 26 et 27 novembre, j’ai testé « Cover it Live », un outil qui permet le « live-blogging ».

« Cover it Live » ne nécessite pas d’installation en « dur », une inscription (facile et gratuite)  suffit pour y avoir accès.
Prise en main aisée, intuitive, même si une utilisation poussée demande sans doute un petit temps d’adaptation que je n’ai pas eu.
Ce colloque étant aussi l’occasion de retrouver IRL quelques collègues, j’ai partagé le clavier avec @marlened et @nico_AsLi. Ou, devrais-je dire, nous avons « live-bloggué » à 6 mains, possibilité étant offerte d’ inviter des contributeurs sur « Cover it Live » (invitation par mail et zou c’est parti).

Autre intérêt, l’intégration au « live report » des tweets couvrant le colloque, par la simple déclaration du hashtag idoine (#epef09). Seuls les tweets (et re-tweets) provenant de comptes « ouverts » sont intégrés au fil de la discussion. Ainsi d’autres contributeurs nous ont rejoints sur ce « live-report » : @jsicot, @bbober, @piottr70, @gallezot, @yanngriset, et quelques autres. On intègre donc pendant le compte-rendu les échanges sur Twitter à propos de la présentation : voir dans les comptes-rendus les rebonds entre @piotrr70 et @jsicot au sujet de Revues.org par exemple.
Les photos postées sur Twitpic et marquées du hashtag #epef09 sont elles aussi intégrées au fil de la conversation (je vous renvoie aux photos prises par @nico_AsLi qui illustrent les compte-rendus des deux journées).

« Cover it Live » s’avère donc assez complet : on peut intégrer au texte, photos, vidéos, sons, liens vers sites Web (une présentation déposée sur Slideshare par exemple) ou renvoyer les « lecteurs » sur le site dont parle l’intervenant, et ces derniers peuvent commenter la retransmission.
Autrement dit, le « live-blogging » d’un colloque pour lequel les supports de présentation auraient été mis à la disposition des participants à l’avance serait encore plus intéressant, je n’ai pu intégrer à mon « live-report » que quelques « slides » récupérées tant bien que mal.

On dispose également de statistiques (vous avez été respectivement 132 et 100 à vous connecter jeudi et vendredi, merci) et nous n’avons pas pensé à proposer des sondages en temps réel (pour ou contre les PPT surchargés?), mais c’est également possible. On peut également revenir sur son texte pour le corriger, l’enrichir.Et il y a même une position « veille » pour les pauses-café…
Une fois l’ « event » fini, le compte-rendu est immédiatement accessible.

Les possibilités offertes par «Cover it Live» sont assez étendues pour que ce mode de retransmission se généralise  et fasse partie intégrante de chaque manifestation : Campagne d’information en amont de l’évènement (rappels par mails), affichage de la fenêtre de lecture sur le site Web de l’évènement, «branding»aux couleurs de l’évènement (avec un peu d’anticipation on évite de mettre une photo de la Chartreuse pour illustrer un colloque lillois…).

Au final ça donne un compte-rendu certes partiel (partial même parfois), mais qui reflète assez bien je crois la teneur des communications qui nous ont été faites (et l’ambiance qui régnait au colloque…).

Y’a plus qu’à donc.

Cela étant dit, le compte-rendu de la journée du 26 est disponible ici, celui de la journée du 27 .
Et vous, vous en avez pensé quoi?

Summon


J’ai assisté récemment à une présentation de Summon, un produit de SerialsSolution, du groupe ProQuest. Tout ce qui suit est donc le fruit de cette présentation assurée par des commerciaux, et donc à prendre avec les réserves d’usage. J’ajoute que, n’ayant pas reçu le moindre « goodie » (la crise?), je ne pourrai pas être suspecté de parti-pris.

Présenté comme l’outil visant à permettre à nos usagers d’accéder à l’ensemble des ressources que nous mettons à leur disposition (quel que soit le support) de manière simple et rapide, Summon a été lancé il y a à peine 6 mois sur le marché, et est déjà utilisé dans quelques bibliothèques (USA, Australie, Canada).

« Google-like search »

C’est le mot d’ordre qui a prévalu à la conception de ce produit, élaboré et maintenu par des bibliothécaires, et s’appuyant sur les résultats d’une enquête (« User perception of library content ») auprès de 10 000 usagers de bibliothèques -réalisée pour le compte du groupe- qui faisaient ressortir essentiellement deux choses:
-la bibliothèque apparaît comme le lieu qui propose du contenu de qualité, « things can be trusted » (un bon point pour nous ça)
-Google apparaît comme le point de départ naturel d’une recherche (étonnant non?), et pas seulement parce que le moteur de recherche fait partie des habitudes des usagers : sa simplicité d’utilisation, et sa rapidité sont plébiscitées et comparées aux interfaces et aux temps de réponses des SIGB (pas bon pour nous ça…)

Partant de ce constat, conception de Summon, en mettant l’accent sur:
« Simplicité » : Avec une interface dépouillée (Google on vous dit…) Une « recherche avancée » est même disponible, ce qui devrait rassurer les bibliothécaires, «  only librarians like to search, everyone else likes to find » Roy Tennant (citation mise en exergue dans la présentation…)
«  Rapidité », de prise en main (c’est simple, Google on vous dit…), et rapidité dans l’obtention des résultats. C’est là où Summon entend faire la différence.

Contrairement aux moteurs de recherche fédérée, Summon s’appuie sur un index unique, constamment mis à jour, qui contient les méta-données des ressources que propose la bibliothèque, ce qui garantirait un temps de réponse plus court.

Concernant l’affichage des résultats, il se fait « selon leur pertinence », sans que l’on puisse savoir sur quoi cette pertinence est basée. Il semble cependant que l’algorithme traite principalement les métadonnées des notices plutôt que celles du texte intégral pour ne pas générer de bruit.
Les résultats sont proposés sous la forme d’un affichage à facettes, avec des possibilités pour affiner sa recherche (tri par contenu, par date, par bibliothèque…), et un fil RSS est proposé sur les résultats de la recherche.

Une autre fonctionnalité, « beyond library collection » permet à l’usager de lancer sa recherche sur l’ensemble de l’index de Summon. Intéressant puisqu’il aurait accès à de nombreuses références bibliographiques (SerialsSolutions vient de signer un accord avec IEEE), l’accès au texte intégral de la ressource restant conditionné à sa souscription.

Comment ça tourne?

Summon est construit sur une architecture logicielle « libre » (Lucene). Rien n’est à installer « en dur » localement, tout est hébergé sur les serveurs de SerialsSolutions (Seattle, WA).
Summon bénéficie de la puissance de feu de ProQuest-CSA (métadonnées de Ulrich’s) et a passé des accords avec de nombreux éditeurs pour proposer aujourd’hui un index riche de plus de 500 millions de documents indexés, provenant de plus de 70 000 périodiques et plus de 100 fournisseurs de contenus dans sa base de connaissance. L’interrogation des bases d’archives ouvertes est possible.
Dans le cas où l’une de vos ressources ne serait pas contenue dans l’index, SerialsSolution se charge des démarches auprès de l’éditeur pour récupérer ses métadonnées et les mettre dans l’index.
Concernant les données de votre SIGB: à la souscription, une copie de votre catalogue est faite pour intégration. Ensuite mises à jour via FTP selon une fréquence choisie. Seules les données de disponibilité sont moissonnées en temps réel lors de l’interrogation.

Pimp my Summon

Est-ce qu’on peut s’amuser avec Summon?
Oui les bibliogeeks pourront s’amuser avec l’API, qui est ouverte  (« Ruby on Rail », ça parlera aux initiés), pour par ex. développer l’appli qui va bien pour les smartphones, ou enrichir les données présentées à l’affichage des résultats sur l’interface (couvertures des ouvrages par ex.)

Et ça coûte combien tout ça?

Pas de tarifs affichés pour la France, ils seront cependant sans doute établis en fonction des FTE.
SerialsSolution est ouvert à la négociation avec les regroupements d’établissements.
Il s’agit d’une souscription annuelle, et prévoir entre 4 et 6 semaines pour la mise en route du service.

À première vue, le produit semble intéressant, voire séduisant. Mais il s’agissait d’une présentation commerciale, pas d’un test. La possibilité d’intégrer toutes ses ressources dans un seul index me semble une bonne chose pour l’usager, qui n’a plus qu’un seul champ à renseigner pour interroger toutes les ressources documentaires mises à sa disposition, électroniques incluses.

Ça ressemble à quoi?
À ça : Darthmouth, Grand Valley et Western Michigan University (USA), Sydney (Australie), et Calgary (Canada).